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SFR ironise sur l’arrivée de Free dans les contenus

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SFR ironise sur l’arrivée de Free dans les contenus

La révolution culturelle, c’est maintenant chez Free. Visiblement conscient de la limite de son modèle économique initial, notamment dans le fixe dont les recrutements ont pour la première fois baissé sur un an, l’opérateur remet tout sur la table.

 

La liste des ruptures est déjà longue : remplacement de Maxime Lombardini à la direction générale, moins de braderies sur vente-privée, promotions pour les nouveaux abonnés mais augmentation des tarifs de 5 euros à terme, obligation de s’engager un an (le sans-engagement était pourtant l’un des piliers historiques de Free) et ouverture timide, mais réelle, vers les contenus exclusifs.

C’est un vrai virage à 360 degrés qui est opéré : « les exclusivités n’ont pas de sens. Si vous êtes obligés de vous abonner pour avoir un contenu cela ne marche pas. Nous n’achèterons pas d’exclusivité. », déclarait il y a peu Xavier Niel interrogé sur la stratégie d’acquisitions de SFR.

Il y a donc que les imbéciles qui ne changent pas d’avis puisque Free a remporté pour « moins de 50 millions d’euros » le lot 6 mis en jeu par la ligue française de football. « Pour chaque journée de Ligue 1, Iliad proposera en quasi-direct sur ses plateformes fixe et mobile les buts, les plus beaux arrêts et les meilleurs moments de chaque match. A l’issue de chaque journée et pendant toute la saison, un magazine permettra de retrouver le résumé des matchs, les buts, le résumé de la journée et les meilleurs moments », peut-on lire dans un communiqué.

« Grâce au lot 6, Iliad est la seule plateforme à ce jour à disposer de droits (quasi-directs) pour l’intégralité des matchs de la Ligue 1. En partenariat avec la LFP, Iliad développera des services innovants et personnalisés répondant à l’évolution des usages numériques et permettant de s’adresser à un public élargi, notamment auprès des plus jeunes », poursuit l’opérateur.  

Evidemment, chez SFR, qui n’a pas participé à l’appel d’offre, on s’étonne de se revirement. Alain Weil, patron de l’opérateur au carré rouge, assène : « Je vois que Free arrive dans les contenus. Orange annonce sur les contenus. Et j’ai toujours pensé que pour réussir il fallait être copié. »

Reste que SFR a également modifié sa stratégie en la matière. D’une approche 100% exclusivité et convergente pour ses abonnés, le groupe a décidé de devenir OTT en proposant ses contenus à des opérateurs tiers. « Il s’agit d’adresser nos contenus à tous les Français, quelque soit leur opérateur. SFR Sport va devenir RMC Sport et sera proposé en tant que tel aux autres distributeurs. On ne pense plus que l’exclusivité soit pertinente, on veut en faire la première chaîne de sports, on veut devenir un acteur majeur de l’OTT », déclare Weil.

Par ailleurs, ce qui était incorporé d’office dans les abonnements (au grand dam de nombreux clients) ne le sera plus. Les contenus sont donc bel et bien séparés des forfait. Un rétropédalage qui mène finalement à un modèle traditionnel, celui des options et de la redistribution. L’objectif est simple : l’activité média doit, avec ce modèle, générer deux fois plus de revenus : 1 milliard d’euros contre 500 millions aujourd’hui.